.

Edito 2019

Cette année, les aventuriers de Partances viennent nous conter de belles histoires de transmission entre générations, communautés humaines ou simples voyageurs. Où qu’ils aient posé leur regard ou leur caméra, ils témoignent de ce besoin universel de transmettre.

Que l’on vive sur les rives du Mékong ou sur la frange atlantique du Maroc, que l’on soit né dans les profondeurs d’une forêt équatorienne, dans un camp de réfugiés au Liban ou dans un village perché du Ladakh, les hommes aspirent à communiquer leurs connaissances, leur expérience ou leur culture. Enseignement de rites initiatiques ou transmission de savoir entre les générations sont alors autant de moyens pour aider les enfants à aborder l’avenir avec les meilleurs bagages.

Parfois, c’est grâce au voyage et à la perte de repères qu’il occasionne, que les ainés réussissent le mieux ce passage de relais. Sur les mers du globe ou sur une paroi de légende au nord du Canada, les jeunes voyageurs vont apprendre à grandir et à trouver leur propre voie.

Partances 2019 nous donne à voir des hommes qui, confrontés aux difficultés de vie de leurs congénères, se rapprochent et souvent se tendent la main. Leur entraide fait naître un espoir pour demain : celui d’un avenir meilleur et d’une autonomie gagnée, permettant d’envisager des projets de vie.

Bien loin des horizons prétendument bouchés d’une époque désabusée, nos voyageurs nous ouvrent le champ des possibles, et ce sont là, assurément, des perspectives qui nous font du bien.

 

Patricia ONDINA-ABRIAL
Directrice du Festival Partances