Diffusion

Samedi 16 mars 2019 – 21h05

Pays

Liban

Résumé

 

Tarek, Sobhe et Jalal sont Palestiniens. Ils sont nés dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila au Liban, dans les années 80. En 2011, ils y ont créé un centre de soutien scolaire et une maternelle, persuadés qu’une vie citoyenne est possible à l’intérieur des camps.

Lors de sa création, le centre “Rêves de réfugiés” accueillait 40 enfants. Ils sont plus de 600 aujourd’hui.

Ce film documentaire est le fruit de voyages réguliers sur plusieurs années au cœur du centre.

LES PROTAGONISTES DU FILM
Sobhe, Tarek et Jalal se sont connus sur les bancs de l’école de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) dans le camp de Chatila.

Au cours de leurs études, ils sont témoins du décrochage scolaire. Les chiffres sont sans appel : au Liban, seulement 5% de la population des réfugiés palestiniens suivent une scolarité. Les trois amis obtiennent leur diplôme et créent en 2011 le centre de soutien scolaire “Rêves de réfugiés”, et deux ans plus tard, une maternelle.

Jalal résume ainsi leur démarche : « Il fallait qu’on trouve quelque chose de bien à faire de nos vies. Depuis la création du centre, les familles des camps nous respectent parce qu’elles savent que notre travail a pour seul but la réussite des enfants, et rien d’autre. »

L’invité  :

Antoine Laurent

Antoine Laurent :

Né à Paris en 1982. Après des études de journalisme audiovisuel, il intègre la résidence d’écriture documentaire à Ardèches Images, à Lussas, en Novembre 2016. L’année suivante, il est lauréat de la bourse “Labo Premier Doc” délivrée par le G.R.E.C. avec l’association Périphérie, et termine le film « De Chatila nous partirons ».

“Tout a commencé en 2002. J’avais 20 ans et je suis parti en Palestine dans une délégation de 50 jeunes à la rencontre de pacifistes israéliens et palestiniens. J’y ai rencontré Fernand Tuil (*). Il s’occupait notamment d’une association, l’AJPF, qui jumelle des camps palestiniens avec des villes françaises. J’ai été marqué par ce voyage et par cette rencontre. En 2012, j’ai réalisé un film sur la population kurde de Turquie, et lorsque je lui ai montré, il m’a dit que si cela m’intéressait, il pouvait me faire entrer dans le camp de Chatila. J’avais envie de parler de la Palestine et j’avais remarqué qu’il n’y avait pas beaucoup de films tournés dans les camps de réfugiés. Et pour cause, il est interdit de rentrer dans Sabra et Chatila pour les Libanais, la police et les étrangers. Fernand m’a permis d’avoir un accès non seulement aux camps mais aussi à l’association de Jalal, Tarek et Sobhe ”

(*à qui Antoine a dédié son film)

De Chatila nous partirons

Film d’Antoine Laurent, (44‘). Réalisation 2018.

De Chatila nous partirons ©Antoine Laurent
De Chatila nous partirons ©Antoine Laurent
De Chatila nous partirons ©Antoine Laurent
De Chatila nous partirons ©Antoine Laurent
De Chatila nous partirons ©Antoine Laurent
De Chatila nous partirons ©Antoine Laurent